Réflexion autour de Voyage au bout de la nuit |01/11/14|

Réflexion autour de Voyage au bout de la nuit |01/11/14|


« Pour nous la question n’est pas de savoir si la peinture de M. Céline est atroce, nous demandons si elle est vraie. Elle l’est. Et plus vrai encore que la peinture , ce langage inouï, comble du naturel et de l’artifice, inventé, créé de toutes pièces à l’exemple de la tragédie , aussi loin que possible d’une reproduction servile du langage des misérables, mais fait justement pour exprimer ce que le langage des misérables ne saura jamais exprimer, la sombre enfance des misérables. »
Bernanos, Le Figaro, décemb10703622_816174145101346_7890759833907963239_nre 1932

Certains font de la lecture un plaisir hédoniste. On passe un bon moment en lisant un bon livre.
Lieu commun ô combien erroné !
L’œuvre de Céline en est le plus cinglant démenti ! Sa puissance verbale, à travers cette langue crue et tranchante, n’a d’égale que le malaise qui s’empare de l’individu à la lecture de ‘Voyage au bout de la nuit’. Laide réalité, absurdité d’un siècle, vanité futile de l’Homme, on sort de Céline comme on sort de la guerre, éreinté mais déniaisé !

Autre Maroc continue son cycle littéraire en interrogeant cette fois-ci l’une des œuvres les plus marquantes et les plus dérangeantes du XXe siècle. Pourtant cet examen de conscience est essentiel. Car, comment parler de justice sociale et d’avenir meilleur sans évoquer l’oeuvre de Céline ?

Rejoignez nous le samedi 01 novembre au Café Charlie Birdy à 15h.

Café Charlie Birdy : 1 Place Étienne Pernet, 15e arrondissement de Paris (métro Commerce ligne 8 ).

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